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La ville de Grand-Popo a accueilli les 25 et 26 Octobre 2022, un atelier de mise en place du comité de veille pour le suivi des recommandations de l’Examen Périodique Universel (#EPU). L’EPU est un processus qui consiste à passer en revue les réalisations de l’ensemble des Etats membres de l’#ONU dans le domaine des #droitsdelhomme. Il s’agit d’un processus qui fournit à chaque Etat l’opportunité de présenter les mesures prises pour améliorer la situation des #DroitsHumains sur son territoire et de remplir ses obligations en la matière.

Initié par  l’Association Béninoise pour la Promotion de la Famille (ABPF) sur son projet Right Here Right Now 2 (RHRN2), l’objectif de cet atelier était  de :

- Présenter le processus EPU aux participants,

- Présenter les bénéfices que représente l’EPU pour le Benin ;

- Mettre en place le comité de suivi des recommandations ;

- Etablir une feuille de route pour le travail de ce comité ;

- Elaborer un pitch de plaidoyer de la Pré session de l’EPU.

VUE PARTIELLE DES PARTICIPANTS

Il a connu la participation de toutes les organisations de la coalition RHRN2: Ici et Maintenant, BENIN Synergies PLUS Besyp/ ONG , Roajelf Bénin, Association des blogueurs du Bénin - AB-Bénin, les organisations de jeunes, les organisations militant pour le respect des droits humains, la Coalition des Organisations de la Société Civile pour la Planification Familiale…

Il faut noter qu’à cette séance, le projet RHRN2 Bénin a été présenté. Rappelons qu’il est mis en œuvre par une coalition constituée des organisations suivantes : ABPF, AB-Bénin, ROAJELF-Bénin, BESYP et reste un projet centré sur les jeunes, de façon inclusive.

Il a été procédé à une présentation de l’Examen Périodique Universel (EPU) qui est une assise conduite par le Conseil des Droits de l’Homme et au cours de laquelle tous les états du monde sont représentés. Il s’agit de faire le point de la situation des Droits de l’Homme dans chaque pays. Les différents pays planchent au conseil, les autres ont la possibilité d’analyser et de faire des recommandations en vue de faire évoluer les choses. Ils peuvent également s’offrir des opportunités de soutien visant à assurer la mise en œuvre des recommandations faites. Il est important de préciser qu’il revient au pays en cause d’accepter ou non les recommandations en se basant sur leur pertinence selon sa propre analyse.

PHOTO DE FAMILLE DES PARTICIPANTS

 Le processus de préparation pour la participation à l’EPU de la coalition RHRN2 Bénin se présente comme suit: les capacités des différents acteurs ont été renforcés sur la question, un comité de jeunes rédacteurs a été formé et incluait d’autres jeunes représentants les organisations de jeunes partenaires de la coalition afin de faire un travail d’ensemble. Le rapport a donc été rédigé, contenant les recommandations clés à faire. Suite à cela, cet atelier visant à mettre en place le comité de veille pour le suivi des recommandations est organisé afin de permettre un bon suivi des recommandations faites.

 De riches discussions ont suivi ces sessions et ont permis aux participants de mieux comprendre le processus.

Durant les sessions, les participants ont été répartis en trois groupes afin d’améliorer le rapport en tenant compte des trois volets qu’il aborde notamment :

-l’accès aux informations sur la SDSR pour tous sans discrimination

-la protection des minorités sexuelles

-accès aux soins d’avortement sécurisé.

Il est important de souligner qu’un comité de veille de ses recommandations a été mis en place.



"Garantir l'accès aux soins liés à l'avortement est essentiel à la pleine réalisation de la santé et des droits sexuels et reproductifs… En tant que l'un des principaux fournisseurs de services de santé sexuelle et reproductive au Bénin, nous sommes très heureux que la nouvelle loi adoptée au Bénin en novembre 2021, offre aux femmes des options élargies pour accéder aux soins d'avortement dans les cas où elles ne veulent pas, ou ne peuvent pas, poursuivre une grossesse."
Ces mots sont un extrait d'une interview de Monsieur Comlan Christian AGBOZO, Directeur Exécutif de l'Association Béninoise pour la Promotion de la Famille (ABPF) accordée à la Région Afrique de la Fédération Internationale pour la Planification Familiale lors de la première journée du deuxième Dialogue sur l’Avortement Sécurisé en Afrique Francophone (DASAF).
La rencontre initiée par l'Organisation pour le Dialogue sur l'Avortement Sécurisé (ODAS) a démarré le 24 octobre 2022 à Abidjan et regroupe : militants, acteurs et activistes des droits des femmes et des droits sexuels et reproductifs. Elle vise à mettre l’accent sur la participation inclusive et un leadership des acteurs de la région Afrique Francophone à tous les niveaux, notamment en alignant les politiques et actions clés en santé sexuelle et reproductive avec les plans de développement nationaux et les réponses de santé publique centrées sur le droit humain.
En effet, les avortements non sécurisés sont à l’origine d’environ 39.000 décès chaque année et entraînent l’hospitalisation de millions de femmes supplémentaires en raison de complications selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)…toutes choses qui peuvent être évitées.
Cette conférence vise, donc, à enrichir la réflexion collective à travers le partage des connaissances et expertises du terrain, le partage des progrès, défis et meilleures pratiques pour protéger et faire progresser l’accès à l’avortement sécurisé mais aussi, renforcer les partenariats et identifier de nouveaux domaines de collaboration entre parties prenantes.
Une vingtaine de délégations venues d’Afrique, d’Amérique et d’Asie ont pris part à ce rendez-vous qui prend fin le 26 octobre.
Notons que l'ABPF est aussi représentée à ce forum par Dr Serge KITIHOUN, Directeur des Services Médicaux et Paramedicaux de l'organisation et que le Benin y compte la plus forte délégation avec 17 membres.

Ils sont venus de tous les horizons : de l’Association Béninoise pour la Promotion de la Famille (ABPF), de l’Association Béninoise pour le Marketing Social et la Communication pour la Santé, de Care International Bénin Togo, des bénéficiaires du projet Benibiz concernant l’entrepreneuriat des jeunes ainsi que ceux du projet « Emploi des Jeunes pour l’Amélioration de la Sécurité Alimentaire au nord Benin, EJASA ». C’est au total une quinzaine de jeunes des organisations appuyées par l’Ambassade du Royaume des Pays- Bas qui étaient les invités d’honneur, ce mercredi 12 octobre 2022 de Mme Birgitta TAZELAAR

Photo de famille

 La Vice-ministre du Commerce Extérieur et de la Coopération Internationale des Pays-Bas, en visite de travail et d’amitié au Bénin qui avait à ses côtés Son Excellence l'Ambassadrice des Pays-Bas près le Bénin Madame To Tjoelker et son staff, a échangé à bâtons rompus avec des jeunes qui travaillent sous divers projets financés par le Royaume Pays-Bas, des défis qui sont les leurs et de leur cogénération. D’après l’autorité, aucune stratégie pluriannuelle ne peut être faite sans la prise en compte des préoccupations de la jeunesse.


Mme Birgitta TAZELAAR

La rencontre a tourné autour de plusieurs points tels la Santé de la Reproduction, la sécurité, l'emploi, le leadership féminin en Politique et l'entrepreneuriat...:

  • Les défis liés à l’emploi des jeunes.

Il ressort que l’adéquation formation et emploi constitue une grande préoccupation pour les jeunes au regard des impacts négatifs de la crise de l’emploi sur la population juvénile et le  développement du pays. Pendant que des entreprises sont à la recherche du personnel qualifié, les diplômés grossissent chaque année les rangs des chômeurs. Un paradoxe qui dérange et mérite d’être analysé profondément. Renforcer l’employabilité des jeunes pour influencer positivement la lutte contre le chômage, c’est le défi à relever. Reconnaissant que l’éducation est la base de toute chose, les jeunes souhaitent voir insérer des modules sur l’entrepreneuriat dans les curricula de formation.

Il ne s’agira pas non plus de se contenter de former les jeunes mais il faudrait que ces formations soient accompagnées de coaching pour leur permettre de relever les défis. En un mot, la cause du chômage et du sous-emploi des jeunes réside pour une large part dans leur manque de compétences et de capacités.  Pour y remédier, il faudra renforcer leurs capacités et leur autonomisation.

Les jeunes échangent avec leur hôte
  • Un autre défi à relever est celui concernant le financement

La création d'une entreprise est un projet souvent personnel et ambitieux, pour lequel il est difficile de trouver les premiers investisseurs. Bien souvent des jeunes manquent d’appui et abandonnent leurs rêves.

L’appui du Royaume des Pays- Bas a été salué en ce sens qu’il a permis aux jeunes déscolarisés de nombreuses organisations de bénéficier de formations entrepreneuriales, en compétences de vie et des formations techniques dans divers domaines tels que l’agrobusiness et l’agroalimentaire, l’artisanat, le leadership féminin y compris en politique, la communication, la prise de vue, pour ne citer que ceux-là.  Le parcours exceptionnel de quelques jeunes qui ont bénéficié de l’appui de l’Ambassade des Pays-Bas est une parfaite illustration de l’efficacité de cet appui.

Un autre sujet qui a suscité un grand intérêt lors de cette rencontre est celui de l’agriculture. Avec l’agroalimentaire, elle constitue un secteur porteur de l’économie béninoise car elle joue un rôle prépondérant dans la vie des béninois. Malheureusement le constat fait est que peu de jeunes s’y intéressent. L’expression « aller à la terre » est considérée comme dévaluant pour beaucoup.

A la question de l’hôte de savoir ce qui pourrait rendre ce secteur plus attrayant ou plus « sexy », les jeunes proposent qu’on parle du secteur agricole comme d’un business, une opportunité d’affaires ; que l’agriculture soit moderne, mécanisée mais aussi que les jeunes soient sensibilisés et formés à la transformation des produits cultivés en produits finis. C’est ainsi qu’ils pourront réellement contribuer à lutter efficacement contre la pauvreté.

A l'ex g. Son Excellence l'Ambassadrice des Pays-Bas près le Bénin et la Vice-ministre du Commerce Extérieur et de la Coopération Internationale des Pays-Bas
  • La représentativité des femmes en politique

Les femmes sont encore largement sous-représentées en politique. Malgré des progrès, la parité est encore loin d'être effective dans la classe politique.

Les jeunes ont par ailleurs abordé l’importance du militantisme. C’est une forme d'engagement collectif à une cause de nature morale, religieuse, sociale, politique, associative souvent en vue de protester contre ce qui est perçu comme une injustice. Ces jeunes ont d’ailleurs reconnu que c’est grâce à leur appartenance à une association qu’ils ont pu avoir beaucoup d’opportunités et s’ouvrir au monde.

Ils n’ont pas manqué de témoigner leur gratitude au Royaume des Pays-Bas pour son appui aussi bien technique que financier grâce à qui ils ont pu bénéficier de ces opportunités.

Quelques jeunes posent avec la Vice-ministre du Commerce Extérieur et de la Coopération Internationale des Pays-Bas

Ce fut plus d’une heure de discussion riche, au terme de laquelle, le Royaume des Pays- Bas a réaffirmé aux jeunes son soutien indéfectible à tous les niveaux.

« Courage »… C’est le mot de Mme Birgitta TAZELAAR, Vice-ministre du Commerce Extérieur et de la Coopération Internationale des Pays-Bas qui a mis un terme aux échanges.

L'Association Béninoise pour la Promotion de la Famille en mode "Sensibilisation suivie d’offre gratuite de services en clinique mobile" dans la Commune de Zè. C'était dans le cadre de la commémoration officielle de la Journée Internationale des Femmes Rurales le 20 octobre 2022 dans l'enceinte de la Mairie de ladite commune. Les manifestations ont connu la présence effective de la Ministre des Affaires Sociales et de la Microfinance, Madame Véronique TOGNIFODE, des autorités préfectorales et municipales.

De g. à d, M. le Maire de Zè, Mme la Ministre, M. le Prefet

La manifestation a débuté par une communication sur le cancer du sein. Assurée par Mme Viviane DOHEMENTO AYOSSO, elle a permis aux femmes d’être mieux informées sur cette maladie qui prend naissance dans les cellules du sein et des signes qui peuvent alerter. La Coordonnatrice Région Sud de l’Association Béninoise pour la Promotion de la Famille (ABPF) a mis un accent particulier sur l'importance du dépistage précoce du cancer du sein, car dépisté tôt, les chances de survie sont meilleures. La communication très riche et interactive a pris fini sur une démonstration de la technique de l’autopalpation des seins. La communicatrice n’a pas manqué d’inviter les femmes à se rapprocher de la clinique mobile de l’ABPF installée sur place depuis la veille pour l’offre de services en dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus…

Coordonnatrice Région Sud/ ABPF

Ce fut le tour du Maire de la commune hôte d’adresser ses mots de bienvenue à la délégation. Monsieur Amadé MOUSSA a rappelé le thème de l’édition 2022 de la Journée Internationale des Femmes Rurales qui est : « les Femmes rurales face à la crise mondiale du coût de la vie » ; un thème qui illustre bien le vécu quotidien des femmes dans le développement ; car ces dernières sont une véritable source de potentiel en milieu rural. L’autorité a d’ailleurs reconnu la bravoure de celles qu’il appelle : « le sel de la vie ». Tout en témoignant sa gratitude envers le gouvernement sur le choix de sa commune pour cette cérémonie, il a exhorté la population à se référer à la clinique mobile pour le dépistage.

Vue partielle de l'assistance

Le Préfet de l'Atlantique, Monsieur Jean-Claude CODJIA, a aussi salué dans son allocution l'apport décisif de la femme rurale dans le développement. Son travail acharné traduit ses conditions préoccupantes de vie dans la traversée de la crise mondiale. Ce qui explique la tournée à travers tout le Bénin que le gouvernement a organisé et les mesures prises pour y remédier notamment à travers des projets tels FNDA, SWEDD, et les microfinance, a-t-il affirmé. L’autorité préfectorale n’a pas manqué de féliciter l’Etat mais aussi les partenaires techniques et financiers pour les divers appuis.

Equipe de l'ABPF autour du stand de l'organisation à la célébration

La représentante des PTF dénoncera à son tour la grande négligence infligée à la femme rurale malgré le fait qu’elle produise la grande partie des denrées dans le monde. Elle réitéra au nom de tous ses pairs, sa volonté et sa disponibilité à accompagner les efforts du Ministère des Affaires Sociales.

Les femmes attendant leur tour pour se faire dépister

Mme Véronique TOGNIFODE, Ministre en charge des Affaires Sociales et de la microfinance, dans son discours officiel, parlera aussi du rôle et de l'apport inestimable de la femme rurale qui exerce, certes, dans un environnement d'atouts mais aussi de beaucoup d'obstacles.

Mme la Ministre des Affaires Sociales

 

Le gouvernement, dira-t-elle, est déterminé à endiguer ces obstacles à travers les réformes dans les secteurs primaire, secondaire et tertiaire, secteurs dans lesquels les femmes sont beaucoup plus présentes. « Plus rien ne sera comme avant pour les femmes », tel est l'autre engagement du gouvernement ; car « c'est grâce à la femme rurale que les hommes et les femmes en milieu urbain sont si bien nourris », assurera-t-elle.

Mme la Ministre montant dans la clinique mobile

La visite de la clinique mobile de l’Association Béninoise pour la Promotion de la Famille par la Ministre  a été une étape cruciale dans la cérémonie. Elle a donné le top de démarrage de l’offre de services dans l’enceinte de la Mairie: dépistage des cancers du sein et du col de l'utérus, offre de services en Planification Familiale… 

La ville d’Abidjan (Côte d’Ivoire) a accueilli les 27, 28 et 29 Septembre 2022, les participants à l’atelier de lancement du programme « Ado Avance Ensemble ».

de g. à d. en 2è position: Comlan Christian AGBOZO
de g. à d. en 2è position: Comlan Christian AGBOZO

Ado Avance Ensemble est un projet de portée régionale financé par l’Union Européenne et dont la mise en œuvre se fera par un consortium constitué de 8 organisations : Rutgers qui en assurera le lead, DKT International, IPAS et 5 associations membres de l’IPPF que sont: l’Association Béninoise pour la Promotion de la Famille (ABPF), l’Association Togolaise pour le Bien-être Familial (ATBEF), l’Association Ivoirienne pour le Bien-être Familial (AIBEF), l’Association Burkinabè pour le Bien-être Familial (ABBEF) et la Cameroon National Association for Family Welfare (CAMNAFAW).

A l'extrème dr, Mme Armande BOSSOU

Ce projet vise l’information et l’accès aux soins de santé pour les adolescents vulnérables ainsi qu’un environnement favorable au respect de leurs droits en santé sexuelle et reproductive. Il permettra :

  • d’améliorer la demande et l’accès à des informations sûres et à des services adaptés pour la santé et les droits sexuels et reproductifs en faveur des adolescent·e·s vulnérables,
  • de renforcer les systèmes de santé, publics et communautaires, en travaillant avec et à travers les systèmes existants, et stimuler la collaboration entre les secteurs public et privé,
  • de promouvoir un environnement politique et sociétal favorable qui permette aux adolescent·e·s vulnérables d’accéder à des informations et à des services de santé sexuelle et reproductive de qualité pour protéger leurs droits sexuels et reproductifs et leur permettre de les exercer.
Vue partielle des participants

Toutes les organisations concernées par le projet étaient effectivement représentées à Abidjan avec une participation active des pairs éducateurs du Mouvement d’Action des Jeunes de chaque association membre.

La délégation béninoise présente à cet atelier était composée de :

  • Monsieur Comlan Christian AGBOZO, Directeur Exécutif de l’ABPF ;
  • Madame Armande BOSSOU, Directrice des Programmes ;
  • Odilonne Méola YAHOUEDEOU, Trésorière Nationale du MAJ/ABPF.
de g. à d. en 3è position: Mlle Odilonne Méola YAHOUEDEOU, Trésorière Nationale du MAJ/ABPF

Notons qu’au terme de la rencontre, chaque Directeur Exécutif a signé l’accord qui marque ainsi le début de trois années de vive collaboration avec le consortium.